Je me réveillais dans un grand lit à baldaquin duquel tombé des tentures en tissu de velours rouge, à côté un chevet dont le haut devait être fait de marbre sur lequel était posée une lampe à huile là pour faire décoration. Je me levai avec l'impression d'avoir dormi des heures j'étais en pleine forme, je regardai autour de moi cette chambre immense de type médiéval. Il y avait une cheminée immense, une commode énorme, une moquette de la même couleur que les tentures et tout un tas de décoration qui pour moi était ignoble. Je remarquais ma valise posé près du chevet, la panique m'envahissais de nouveau : Où étais-je ? Comment étais-je arrivais là ? Qui avait emmené ma valise ?
Je courrais vers ma valise et l'ouvrais, tout y était mes vêtements ainsi que mon nécessaire de toilette ! Je repensai à Gabriel restais là bas, je pleurais, hurler de douleur, je n'avais jamais ressentie autant de douleur même lorsque mon père nous avait quitté la douleur n'avait pas été aussi forte.
Il était le pilier de ma vie je reposais tout sur lui il était ma raison de vivre sans lui je n'étais rien j'allais mourir de chagrin.
Je pleurais certainement depuis plus d'une heure maintenant les larmes ne coulaient plus, j'étais assise parterre me tenant les genoux me balançant d'avant en arrière. J'arrivais à me calmer et à réfléchir. J'étais forte je le savais et j'étais capable de me sauvais de ce cauchemar.
Il fallait m'enfuir, j'inspirai, essuyai mes larmes, me leva et m'avança vers la porte. Prenant mon courage à deux main j'ouvris doucement la porte, sortie la tête de manière a voir si il y avait quelqu'un mais personne. Je fermai la porte discrètement et me retrouvais dans un grand couleur, aucun bruit, je courrais de manière la plus discrète possible, c'était un vrai labyrinthe des portes partout menant toujours dans des chambres. Enfin j'arrivais à un escalier, au bout une grande porte certainement la sortie, je courrais et me jeta sur la porte, je tirai la porte horriblement lourde vers moi.
-Bonsoir Eva ! Je me retournais pour tenter de faire demi-tour mais déjà un homme derrière moi, il me fit un signe de tête pour m'avancer au milieu de la pièce.
Il me poussa au niveau de l'épaule pour m'avancer, il faisait terriblement froid, je remarquai que j'étais toujours en pyjama et nu pieds.
Il faisait très sombre cependant je remarquais plusieurs personnes certainement une vingtaine, certains assis dans des canapés, d'autres debout, et enfin face à moi une femme assise dans un grand fauteuil.
-Je me présente Anksunamoun, tout en s'approchant de moi elle tendait le bras.
-Bonsoir, je tendais ma main tremblotante.
Une femme incroyablement magnifique, tout laissé à penser qu'elle était égyptienne. Elle portée une sorte de jupe qui laissé voir son nombril et moulé ses longues jambes ainsi qu'un soutien gorge fait entièrement de pierre précieuse, ses cheveux long noir étaient eux aussi orné de bijoux. Un maquillage m'était en valeur ses yeux noirs.
Elle tournait autour de moi me regardant de haut en bas avec un regard presque de dégout.
-Et bien ! Il semblerait que mon Marius te veut ! On se demande bien pourquoi dit-elle avec un sourire narquois.
J'entendis plusieurs rires venant des recoins de cette immense pièce.
Un homme s'approcha, je le reconnaissais c'est lui qui avais empêché ce monstre de me tuer.
-Marius, pourrais tu nous éclairer ?
- Anksunamoun, toi qui m'a souvent demandé ce que je voulais et bien j'ai trouvé ! lui dit-il un grand sourire aux lèvres.
-Mais là ! Tout en jetant un regard vers moi. Je pensais que tu disposé d'un gout plus raffiné en matière de femme !
Elle lui carraissait la joue et l'embrassais tendrement !
Elle se mit à lui parlais une autre langue peut-être de l'égyptien, c'est là que je réalisé qu'ils parlaient Français certainement pour que je comprenne du moins le début ! Mais qui étaient-ils ? Et comment ça il te veut ?
C'était certainement des vampires eux aussi, il voulait certainement finir ce qu'avait commencé l'autre !
Sans me jetait un regard il appela une certaine Mitsuko.
Une jeune fille s'approcha presque en dansant, elle sortait tout droit d'un manga, une perruque rose, des mitaines rayées noir et blanche montant aux coudes, des bas de même couleur, une jupe collégienne et un chemisier blanc très ajusté laissant voir son soutien gorge.
Elle me prit par la main et m'obligea à la suivre en courant.
J'étais essoufflée elle courait beaucoup trop vite pour moi enfin elle ralentissait.
-Oups !!! J'oubliais que tu étais humaine ! Excuse-moi, je suis Mitsuko et je vais m'occuper de ta préparation ! Moi je ne te ferais aucun mal car nous serons bientôt de grandes copines !
Elle était adorable, son accent japonais était craquant !
Elle ouvrit une porte dans cette interminable couloir, c'était une chambre comme celle où je mettais réveillée cependant un tas de vêtement trainer sur le sol, et dans un coin de la pièce une coiffeuse dominée par un miroir entouré de spots, dessus un tas de maquillage et autres produits de beauté.
-Voici ma chambre ! me dit-elle
Je la regardai ahuri ! On venait de tuer Gabriel, j'avais failli mourir et maintenant je me retrouvai avec une japonaise qui me montrait sa chambre, ce rendait-elle compte que j'allais surement devenir folle.
Elle me tira vers elle et m'obligea à m'assoir sur le tabouret face au miroir. J'avais une mine affreuse, les yeux rouge et bouffis, un teint blafard.
-Je vais te faire toute belle Eva et on va te trouver une jolie robe !
-Mais pourquoi vouloir me faire belle, en quoi consiste la préparation dont-il à parlé ?
-Eh bien, il ta choisit et va faire de toi l'une des nôtres ! Elle avait pris un ton comme si tout était logique.
J'étais terrorisée, aujourd'hui encore les mots ne sont pas suffisant pour décrire ce que j'ai ressentie.
Elle se mit derrière moi de manière à me regarder dans le miroir, elle touchait mes cheveux.
-Je vais donc te couper les cheveux, te faire une jolie manucure et t'épiler.
-M'épiler ??? murmure-je
-Oui ! Lorsque tu deviens vampire tu meurs, du moins tes organes meurt, tes cheveux ne pousserons plus, ainsi que tes ongles et poils. Tu resteras à jamais telle que je t'aurais préparée. C'est beaucoup mieux tu t'imagine devoir pour l'éternité faire tous ça chaque jour !
Je la laissais faire telle une poupée, j'étais tellement effrayée et choquée que rien ne sortais ni mots ni gestes.
- Quel brute ! Tout en regardant mon poignet dans son bandage. Quand je pense qu'il va s'en sortir et qu'elle va une fois de plus lui pardonner !
Il n'était donc pas mort, il allait vivre alors que Gabriel gisait dans notre chambre d'hôtel. Ma colère bouillonnée et les larmes ne tardèrent pas à revenir.
Lorsque cette femme rousse entra dans la chambre elle me regarda intensément dans les yeux puis tout en s'approchant de moi me dit :
-Tu ne vas pas pleurer, tu vas rester calme et tu feras ce qu'on te demande. D'accord ?
Je n'avais plus de larme, ma peine c'étais comme dissimulée, je lui répondais que oui je serais calme, j'étais comme hypnotisé prisonnière de mon corps. Mais c'était agréable ma tristesse était là mais je ne la sentait plus.
Et elle sortie, c'était elle dans la chambre avec ses beaux yeux vert, ses long cheveux roux légèrement ondulé, elle était grande et élancée. Mais je n'eu pas le temps d'en voir plus elle s'était évaporée laissant derrière elle un parfum boisé.
Mitsuko reprit son travail en chantonnant, elle avait déjà coupé légèrement mes cheveux et ajouté des mèches de blond très clair, les mèches éclaircissait mon blond foncé sans pour autant faire de moi une blonde platine. Elle avait maquillé mes yeux de noirs c'est d'ailleurs ce que je préférais ça ressortais mes yeux bleu. Elle m'habilla d'une robe rouge cintrée juste sous la poitrine la mettant en valeur et enfin de jolie chaussure à talon noir vernie.
Le temps passa tellement vite et j'étais restée d'un grand calme mais peu bavarde.
Puis quelqu'un frappa à la porte, c'était lui, mon sauveur ? mon bourreau ? ahhhh comme la mort était belle !